Les maladies cardio-vasculaires sont la première cause de mortalité dans le monde, y compris en Afrique Noire. Les femmes meurent six fois plus de maladies cardio-vasculaires que de cancer.
En France en 2026, une petite fille sur deux qui naît sera centenaire… et en bonne santé. À certaines conditions essentielles : que les cardiologues prodiguent des soins SECURISES et PERTINENTS. Pour mémoire : les recommandations des sociétés savantes françaises sont désormais opposables.
Une projection scientifique claire
Ces projections reposent sur les courbes actuarielles et les avancées spectaculaires de la médecine moderne.
Scientifiquement, vivre centenaire en bonne santé n'est plus un miracle.
Les quatre conditions pour vivre longtemps… et bien
Vivre centenaire en bonne santé implique aujourd'hui une médecine axée sur la prévention, celle-ci doit commencer depuis la conception jusqu'à la vieillesse.
Quelques recommandations importantes pour vivre en bonne forme centenaire :
Avoir un poids idéal ne suffit plus, il faut aussi avoir le bon tour de taille :
Un IMC (Indice de Masse Corporelle) compris entre 19 et 25 est la cible à essayer de maintenir le plus possible tout au long de la vie. L'obésité est définie par un IMC supérieur à 30. Un tour de taille supérieur à 102 cm chez l'homme et supérieur à 88 cm chez la femme est associé à un sur risque de diabète et de complications cardio-vasculaires.
Être serein
La paix intérieure est un pilier fondamental de la longévité en bonne santé. L'anxiété chronique est considérée comme un facteur péjoratif.
Être authentique
Ne pas accumuler trop de dette émotionnelle car le corps se chargera de payer les intérêts par des maladies cardio-vasculaires et des maladies auto-immunes ou encore le cancer. Les patients dysharmoniques accumulent une dette émotionnelle rédhibitoire.
Un suivi médical régulier
Consulter son cardiologue deux fois par an est indispensable pour détecter et prévenir à temps les maladies cardio-vasculaires et leurs complications redoutables.
Le vrai capital : la santé
Nous faisons souvent erreur sur nos priorités. Le capital le plus précieux n'est ni financier, ni immobilier… mais c'est le capital santé. L'argent n'achète ni le bonheur, ni la santé.
Le capital santé doit être préservé dans toutes ses dimensions : santé physique, santé mentale, santé sociale et santé spirituelle.
Le rappel brutal de la COVID-19
La pandémie de COVID-19 reste une expérience douloureuse dont chaque famille a fait l'amère expérience. Une réalité s'est imposée avec force : les personnes obèses ont payé le plus lourd tribut, malgré leur jeunesse.
L'obésité : un fléau mondial
L'obésité est un facteur de surmortalité indépendant et un enjeu majeur de santé publique. En Afrique noire, elle est encore perçue comme un signe de richesse, tandis qu'en Occident, elle est synonyme de déclassement social — notamment chez l'enfant.
L'obésité abdominale déclenche un enchaînement délétère :
Inflammation chronique de bas grade
L’organisme est en état inflammatoire permanent, usant ses défenses avec le risque d’apparition de maladies inflammatoires et de maladies auto-immunes.
Insulino-résistance
Conduisant progressivement au diabète de type 2.
Pathologies graves
HTA, AVC, péricardites parfois récidivantes, myocardites, insuffisance cardiaque sévère pouvant nécessiter une greffe cardiaque.
Impact psychosocial
Dépression chronique, harcèlement scolaire, discrimination à l’embauche, isolement affectif.
Vers un vieillissement réussi
Préserver son capital santé, c'est garantir un 5e âge heureux. Prenez soin de votre corps, de votre esprit et de votre cœur — aujourd'hui, pas demain.
Dr Alimatou Fassassi
Cardiologue libérale — Cotonou
Spécialisée en Éducation Thérapeutique
Ancienne Cheffe d'Unité d'Insuffisance Cardiaque — Hôpital d'Argenteuil
Membre de la Société Béninoise de Cardiologie